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Valéry Tuaillon Vosges matin

Yannis Rouani plus jeune coach de l’équipe fanion de l’histoire d’Épinal

Il vient de fêter ses 32 printemps et il aura la lourde tâche de mener l’équipe fanion d’Épinal à bon port, au cœur d’une période d’austérité.

Malgré son jeune âge et une première expérience en tant que coach principal en seniors, Yannis Rouani ne se dérobe pas. Convaincu de sa légitimité. Autoportrait sans filtre.

Sa prime jeunesse

Son patronyme évoquera des souvenirs aux supporters du SAS. Slimane, son père, milieu défensif infatigable, a fait les beaux jours du club du milieu des années 80 à la fin des années 90. A l’époque, révolue, où on parlait de Division 2 à Épinal. « Je me suis retrouvé à la Colombière très jeune. J’ai toujours eu un ballon dans les pieds. Au départ, le football était plus un moyen de garde pour ma mère. Mes parents étaient divorcés et il fallait m’occuper, le mercredi après-midi notamment », confie Yannis Rouani.


A l’âge de six ans, il paraphe sa première licence au SAS, en débutant, avec Didier Mathieu comme éducateur. « Le fait de rejoindre une structure m’a permis de créer du lien social, avec des garçons qui sont devenus mes amis. C’était la passion. J’ai tout fait ici, débutant poussins, benjamins. » A l’issue des benjamins, en 2006, une mutation professionnelle de sa maman a accéléré son arrivée dans le giron de l’ASNL. « Je sortais d’une saison exceptionnelle qui nous avait amenés à Capbreton. On avait même représenté la France aux Mondiaux futsal. J’ai passé cinq ans à Nancy. Je ne suis pas rentré au centre, j’étais en section sportive et plus un partenaire d’entraînement au départ. Ce qui m’a permis de me concentrer sur les études », confie ce latéral droit, « pas le plus talentueux de mes générations, mais peut-être un des plus travailleurs ». Le couperet tombe à l’âge de 17 ans. Pas conservé. « Ma mère a toujours fait en sorte que j’aie la tête sur les épaules. Je savais que je ne serais pas pro, j’étais préparé. Je ne l’ai pas mal vécu. »

« Je me sens totalement légitime ! », confie

Le SAS, son club, et cinq ans à l’ASNL

A l’âge de six ans, il paraphe sa première licence au SAS, en débutant, avec Didier Mathieu comme éducateur. « Le fait de rejoindre une structure m’a permis de créer du lien social, avec des garçons qui sont devenus mes amis. C’était la passion. J’ai tout fait ici, débutant poussins, benjamins. » A l’issue des benjamins, en 2006, une mutation professionnelle de sa maman a accéléré son arrivée dans le giron de l’ASNL. « Je sortais d’une saison exceptionnelle qui nous avait amenés à Capbreton. On avait même représenté la France aux Mondiaux futsal. J’ai passé cinq ans à Nancy.

Je ne suis pas rentré au centre, j’étais en section sportive et plus un partenaire d’entraînement au départ. Ce qui m’a permis de me concentrer sur les études », confie ce latéral droit, « pas le plus talentueux de mes générations, mais peut-être un des plus travailleurs ».

Le couperet tombe à l’âge de 17 ans. Pas conservé. « Ma mère a toujours fait en sorte que j’aie la tête sur les épaules. Je savais que je ne serais pas pro, j’étais préparé. Je ne l’ai pas mal vécu. »


Un cursus universitaire

Bac scientifique en poche, avec un an d’avance, Yannis Rouani s’oriente vers les Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS), où il décroche une licence mention entraînement sportif. Ce cursus universitaire se poursuit à Paris, avec un master “entraînement et optimisation de la performance sportive”, agrémenté d’un parcours spécifique sur la préparation mentale. Diplôme, là encore validé brillamment en 2018. Mais… « La Fédération ne reconnaît pas les diplômes universitaires. Je suis reparti de la base, avec le BMF en 2018 et le BEF en 2020. J’envisage de continuer. Je suis ambitieux, il reste le BEFF et le BEPF. Je veux continuer à me former, sans me fixer de limites. »

De retour en 2021 à Épinal, il devient l’adjoint de Pascal Moulin où il fait ses premières armes. Ce qui lui a permis de valider son DES. Il enchaînera deux autres saisons d’adjoint avec Nicolas Rabuel (2024 à 2026). «  Pascal Moulin était titulaire du BEPF , pour ma première expérience sur le monde seniors, j’ai beaucoup appris de lui. Les deux dernières années avec Nicolas Rabuel étaient géniales. Top mec, top coach. Il m’a impliqué, je n’étais pas un adjoint poseur de coupelles. Cela a été très formateur. »


« Tu connais le job, le club, l’équipe, la ville, lance-toi ! »

Sa nomination comme coach principal

Nicolas Rabuel parti à Bourg-en-Bresse, le nom de Yannis Rouani a émergé.

« On me demandait, de manière informelle, si ça pouvait m’intéresser. On en a parlé avec Nicolas. Il m’a dit, “tu connais le job, le club, l’équipe, la ville, lance-toi !” En interne d’autres personnes, y compris certains joueurs, ont appuyé pour ça. Je le vois comme une réelle opportunité. A 32 ans, je vais être très certainement le plus jeune coach de la poule, le plus jeune de l’histoire du club.

Mais je me sens totalement légitime pour mener à bien cette mission. Je serai jugé sur les résultats mais je suis reconnaissant qu’on m’offre cette opportunité. J’ai des compétences, une fraîcheur qui représente un plus selon moi.

Être jeune n’est pas un frein. J’ai de nouvelles responsabilités, mais mes valeurs sont identiques. Je suis un coach exigeant mais bienveillant. L’un n’empêche pas l’autre. Ce qui change, c’est que je vais faire les choix et trancher. »

Entre austérité et scepticisme

En période d’austérité (aucun nouveau contrat fédéral autorisé par les dirigeants), la nomination de Yannis Rouani peut susciter des réserves.

L’intéressé est conscient qu’il s’expose. Mais il ne se dérobe pas. « Un challenge oui, un risque non », rétorque le technicien. « Le contexte global, économique, je le connaissais.

Le projet aussi. On a moins de moyens, c’est sûr. Il faut donc des idées. » Quant à la critique sur ce choix interne, par défaut avancent même les gens mal intentionnés… « Il faut prendre de la distance. C’est le foot, on ne fait jamais l’unanimité.

Ça me fait juste sourire parce que les gens ne me connaissent pas. Je le répète, je me sens légitime, je ne le fais pas gratuitement, je suis payé pour ma mission. C’est mon club, j’y ai été formé.

J’ai eu les U15, les U18, je suis adjoint depuis trois ans. J’ai eu en charge les sections sportives. Je connais parfaitement ce club. »


« Tu connais le job, le club, l’équipe, la ville, lance-toi ! »

Sa nomination comme coach principal

Nicolas Rabuel parti à Bourg-en-Bresse, le nom de Yannis Rouani a émergé. « On me demandait, de manière informelle, si ça pouvait m’intéresser. On en a parlé avec Nicolas.

Il m’a dit, “tu connais le job, le club, l’équipe, la ville, lance-toi !” En interne d’autres personnes, y compris certains joueurs, ont appuyé pour ça. Je le vois comme une réelle opportunité.

A 32 ans, je vais être très certainement le plus jeune coach de la poule, le plus jeune de l’histoire du club. Mais je me sens totalement légitime pour mener à bien cette mission.

Je serai jugé sur les résultats mais je suis reconnaissant qu’on m’offre cette opportunité. J’ai des compétences, une fraîcheur qui représente un plus selon moi.

Être jeune n’est pas un frein. J’ai de nouvelles responsabilités, mais mes valeurs sont identiques. Je suis un coach exigeant mais bienveillant. L’un n’empêche pas l’autre. Ce qui change, c’est que je vais faire les choix et trancher. »

Entre austérité et scepticisme


En période d’austérité (aucun nouveau contrat fédéral autorisé par les dirigeants), la nomination de Yannis Rouani peut susciter des réserves.

L’intéressé est conscient qu’il s’expose. Mais il ne se dérobe pas. « Un challenge oui, un risque non », rétorque le technicien. « Le contexte global, économique, je le connaissais. Le projet aussi.

On a moins de moyens, c’est sûr. Il faut donc des idées. » Quant à la critique sur ce choix interne, par défaut avancent même les gens mal intentionnés… « Il faut prendre de la distance. C’est le foot, on ne fait jamais l’unanimité. Ça me fait juste sourire parce que les gens ne me connaissent pas. Je le répète, je me sens légitime, je ne le fais pas gratuitement,

je suis payé pour ma mission. C’est mon club, j’y ai été formé. J’ai eu les U15, les U18, je suis adjoint depuis trois ans. J’ai eu en charge les sections sportives. Je connais parfaitement ce club. »


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